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Successions et donations · Domaine d’activité

Partage successoral à Naples : comment se partage l’héritage entre cohéritiers

Le partage successoral est l’acte ou le jugement par lequel les cohéritiers mettent fin à l’indivision et reçoivent chacun des biens déterminés en lieu et place de leur quote-part. Il se fait d’un commun accord devant le notaire ou, à défaut d’accord, en le demandant au tribunal après la tentative obligatoire de médiation. Chaque cohéritier peut le demander à tout moment (article 713 du Code civil italien), sous réserve des limites de temps que la loi permet au testateur de fixer.

Pour les particuliers et les entreprises · Naples (Piazza Giovanni Bovio 22, 80133, siège principal ; Via Monte di Dio 14, 80132), Rome (Via Giorgio Ribotta 21, 00144) et Bari (Corso Giuseppe Mazzini 61, 70123) · consultation aussi en visioconférence depuis toute l’Italie.

En 30 secondes

Le partage successoral met fin à l’indivision entre héritiers : en cas d’accord, il se fait devant notaire ; à défaut, on passe par la médiation puis par le tribunal. Les estimations, les donations reçues du vivant, la reddition de compte des fruits et la régularité urbanistique des immeubles sont les points qui déterminent délais et coûts. Chaque situation doit être appréciée sur les documents.

Le parcours du partage en 5 étapes

  1. Ouverture de la succession : les biens passent en indivision à tous les héritiers.
  2. Accord entre cohéritiers ? Si oui : estimations, lots et acte devant notaire.
  3. Médiation obligatoire : si l’accord fait défaut, c’est la première étape avant le procès.
  4. Partage judiciaire : tribunal, expert technique, projet de partage.
  5. Attribution ou vente aux enchères : lots avec soultes ; l’immeuble indivisible est attribué ou vendu.

Quand naît l’indivision successorale ?

À la mort d’une personne, si les héritiers sont plusieurs, les biens appartiennent à tous en indivision, chacun pour sa quote-part. Tant que dure l’indivision :

  • chaque cohéritier peut utiliser les biens sans empêcher les autres d’en faire un usage égal (article 1102 du Code civil italien) ;
  • les actes d’administration ordinaire se décident à la majorité des quotes-parts (article 1105 du Code civil italien) ;
  • pour vendre un bien commun, le consentement de tous est nécessaire.

Partage devant notaire ou partage judiciaire : quelles différences ?

Partage contractuel : tous les cohéritiers sont d’accord sur les estimations et les lots ; pour les immeubles, il faut un acte public ou un acte sous seing privé authentifié. C’est la voie la plus rapide et la moins coûteuse.

Partage judiciaire : on le demande au tribunal lorsque l’accord fait défaut. Tous les cohéritiers doivent participer à l’instance (article 784 du Code de procédure civile italien) ; le juge nomme en règle générale un expert technique qui estime les biens et propose les lots.

Accord en médiation : l’accord signé par les parties et par les avocats en médiation peut clôturer le partage sans procès ; pour les immeubles, la signature doit être authentifiée pour la transcription.

Vous avez un cas similaire ? Vous pouvez soumettre vos documents au cabinet pour une évaluation. Demander une consultation

La médiation est-elle obligatoire ?

Oui. En matière de partage et de successions, la tentative de médiation est une condition de recevabilité de la demande en justice (article 5 du décret législatif italien n° 28/2010). Elle se déroule devant un organisme de médiation, y compris en visioconférence, avec l’assistance de l’avocat.

Que se passe-t-il si l’immeuble n’est pas divisible ?

Si un immeuble ne peut pas être divisé commodément, le juge l’attribue en entier au cohéritier ayant la plus grande quote-part, ou à plusieurs cohéritiers qui en demandent l’attribution conjointe, avec une soulte en argent aux autres ; si personne ne le demande, l’immeuble est vendu aux enchères et le produit est partagé (article 720 du Code civil italien).

Un cohéritier habite la maison héritée : que peuvent demander les autres ?

Le cohéritier qui utilise de manière exclusive l’immeuble commun, en en empêchant l’usage aux autres, peut devoir verser une indemnité d’occupation pour la période de jouissance exclusive. S’il perçoit en revanche des loyers ou d’autres fruits, il doit en rendre compte et les partager en proportion des quotes-parts (article 723 du Code civil italien). Ces comptes se règlent dans le partage.

Et s’il y a des immeubles irréguliers ?

Les chambres réunies de la Cour de cassation (arrêt n° 25021/2019) ont jugé que le partage successoral, contractuel ou judiciaire, ne peut avoir pour objet des bâtiments dépourvus de la régularité urbanistique exigée par la loi. Avant le partage, il faut vérifier les titres de construction, les régularisations et les amnisties.

Quels comptes fait-on dans le partage ?

  1. On reconstitue le patrimoine : immeubles, comptes, titres, biens meubles, dettes.
  2. On tient compte des donations reçues du vivant par les enfants, les descendants et le conjoint (rapport, article 737 du Code civil italien), sauf dispense du donateur.
  3. Chaque cohéritier rend compte des fruits perçus et des dépenses supportées (article 723 du Code civil italien).
  4. On forme les lots et on fixe les éventuelles soultes en argent.

Quels impôts paie-t-on ?

  • droit d’enregistrement de 1 % sur la valeur de la masse partagée ;
  • impôts hypothécaire et cadastral à montant fixe lorsqu’il y a des immeubles ;
  • les soultes supérieures à 5 % de la valeur de la quote-part de droit sont taxées comme un transfert à titre onéreux.

Le nouveau texte unique des impôts indirects (décret législatif italien n° 123/2025) s’appliquera à compter du 1er janvier 2027, après le report décidé par le décret-loi italien n° 200/2025.

Un cohéritier peut-il vendre sa quote-part ?

Oui, mais s’il vend la quote-part successorale à un tiers, les autres cohéritiers ont un droit de préemption et, s’ils n’ont pas été avertis, de la racheter tant que dure l’indivision (retrait successoral, article 732 du Code civil italien). Vendre un bien commun isolé exige en revanche le consentement de tous.

Partage successoral à Naples et à distance : comment travaille le cabinet

  1. Examen des documents : déclaration de succession, relevés cadastraux, titres de construction, relevés de comptes, donations.
  2. Proposition de partage aux autres cohéritiers, avec estimations et lots, pour aboutir à l’acte devant notaire.
  3. Médiation et, si nécessaire, procès devant le tribunal compétent.

Le cabinet reçoit à Naples, Piazza Giovanni Bovio 22, et dans les autres sites, sur rendez-vous ; pour les cohéritiers qui vivent hors de Naples ou à l’étranger, la consultation se déroule à distance, avec documents en ligne et visioconférence.

Questions fréquentes

Qui peut demander le partage successoral ?

Chaque cohéritier peut le demander à tout moment (article 713 du Code civil italien). Si les autres ne sont pas d’accord, la tentative obligatoire de médiation doit être faite avant le procès (article 5 du décret législatif italien n° 28/2010).

Que se passe-t-il si un frère ne veut pas vendre la maison héritée ?

Si l’immeuble n’est pas commodément divisible, le juge l’attribue au cohéritier qui le demande, avec une soulte en argent aux autres ; si personne ne le demande, il est vendu aux enchères et le produit est partagé (article 720 du Code civil italien).

Le cohéritier qui habite la maison héritée doit-il payer quelque chose aux autres ?

S’il en jouit de manière exclusive en empêchant l’usage aux autres, il peut devoir une indemnité d’occupation ; s’il perçoit des loyers, il doit en rendre compte et les partager en proportion des quotes-parts (article 723 du Code civil italien).

Peut-on partager des immeubles irréguliers ?

Non : pour les chambres réunies (arrêt n° 25021/2019), le partage, même judiciaire, ne peut avoir pour objet des bâtiments dépourvus de la régularité urbanistique exigée par la loi. Il faut d’abord vérifier les titres de construction et les régularisations.

Pour approfondir

En résumé

Le partage successoral met fin à l’indivision entre héritiers : en cas d’accord, il se fait devant notaire ; à défaut, on passe par la médiation puis par le tribunal. Les estimations, les donations reçues du vivant, la reddition de compte des fruits et la régularité urbanistique des immeubles sont les points qui déterminent délais et coûts. Chaque situation doit être appréciée sur les documents.

Comment se déroule la mission

  1. Premier rendez-vous : quels biens sont en indivision, les quotes-parts de chacun et la position des autres héritiers.
  2. Documents et, si nécessaire, estimation des biens par un technicien.
  3. Proposition de partage aux autres héritiers et négociation.
  4. Si l’accord n’arrive pas, nous évaluons ensemble le procès en partage, avec les étapes et les coûts expliqués à l’avance.

Les délais dépendent de la question et des autres personnes concernées. Lors du premier rendez-vous, nous vous donnons une estimation prudente.

Comment se détermine la rémunération

  • La rémunération dépend de la valeur de l’affaire, de sa complexité et du travail qu’elle exige.
  • Avant la mission, vous recevez un devis écrit. Les frais engagés (par exemple extraits, notifications, contributions) sont indiqués à part.
  • Si la voie change, par exemple d’un accord à un procès, vous recevez un nouveau devis avant de poursuivre.

Sources officielles

Contact

Vous avez une question similaire ? Chaque situation doit être appréciée sur les documents du cas concret. Vous pouvez vous adresser au cabinet depuis toute l’Italie, même sans venir au cabinet : la consultation se déroule à distance, avec les documents envoyés en ligne, par téléphone, sur WhatsApp ou en visioconférence.

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Auteur : Me Renato Giuseppe Fiorentino, Barreau de Naples. Mis à jour le 18 octobre 2026.
Texte préparé avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, sous la responsabilité de Me Renato Giuseppe Fiorentino. Information générale, qui ne constitue pas un avis juridique.