Successions et donations · Successions internationales
Successions internationales : héritage avec biens ou héritiers à l’étranger
Lorsqu’une personne décède en laissant une maison en Campanie mais vivait à l’étranger, ou lorsque les héritiers vivent dans des pays différents, la première question est de savoir quelle loi régit la succession et quelle autorité s’en occupe. Le cabinet assiste des étrangers propriétaires d’immeubles en Italie, des Italiens résidant à l’étranger et des familles dont les héritiers sont dans plusieurs pays, même entièrement à distance.
En 30 secondes
Pour les personnes décédées depuis le 17 août 2015, dans l’Union européenne la succession est régie en règle générale par la loi de l’État de la dernière résidence habituelle du défunt, y compris pour la maison en Italie (article 21 du règlement UE 650/2012). Dans le testament, on peut choisir la loi de sa nationalité (article 22). Le certificat successoral européen aide les héritiers à faire valoir leur qualité dans un autre État membre. Les impôts restent en dehors du règlement.
Dans cette page
- À qui s’adresse cette page ?
- Que fait le cabinet ?
- Comment cela fonctionne à distance ?
- Quelle loi s’applique ?
- Choix de loi dans le testament
- Certificat successoral européen
- Maison en Italie, défunt résidant à l’étranger
- Déclaration de succession en Italie
- Questions fréquentes
Références normatives
Règlement (UE) n° 650/2012 : article 1, article 4, article 21, article 22, articles 62 à 73 (certificat successoral européen), article 83.
À qui s’adresse cette page ?
À ceux qui doivent gérer une succession qui traverse les frontières : des biens dans un pays, des héritiers dans un autre, un défunt qui vivait ailleurs que dans le pays de sa nationalité.
- Étrangers propriétaires d’immeubles en Campanie : maisons à Ischia, à Sorrente et dans la péninsule sorrentine, sur la côte amalfitaine, à Naples.
- Italiens résidant à l’étranger qui héritent en Italie d’une maison, d’un compte ou d’une quote-part d’un bien de famille.
- Familles dont les héritiers sont dans plusieurs pays, qui doivent décider ensemble des biens sans pouvoir se rencontrer facilement.
- Ceux qui veulent faire un testament en ayant des biens ou des proches dans des États différents et veulent savoir quelle loi s’appliquera.
Que fait le cabinet ?
Le cabinet reconstitue le cadre juridique de la succession et suit les aspects qui concernent l’Italie, en se coordonnant si nécessaire avec les professionnels de l’autre pays.
- il identifie la loi applicable et l’autorité compétente, en partant de la résidence habituelle du défunt et de l’éventuel testament ;
- il recueille et examine les documents relatifs aux biens en Italie (immeubles, comptes, parts) ;
- il aide à préparer la documentation pour le certificat successoral européen et pour son usage en Italie ;
- il examine avec celui qui fait son testament le choix de la loi de la nationalité ;
- il suit les relations entre cohéritiers et, à défaut d’accord, le partage des biens en Italie.
Comment cela fonctionne à distance ?
Il n’est pas nécessaire de venir au cabinet. Le parcours se déroule en ligne, avec les mêmes étapes qu’une mission en présentiel.
- Premier contact : formulaire en ligne, WhatsApp ou téléphone
- Documents déposés via un lien réservé
- Entretien en visioconférence
- Devis écrit et mission signée à distance
Vous avez des biens ou des héritiers dans plusieurs pays ? Vous pouvez envoyer vos documents au cabinet pour une première évaluation, même depuis l’étranger. Demander une consultation
Quelle loi s’applique à la succession ?
En règle générale, la loi de l’État dans lequel le défunt vivait habituellement au moment du décès, pour toute la succession.
Le règlement UE 650/2012 établit que « la loi applicable à l’ensemble d’une succession est celle de l’État dans lequel le défunt avait sa résidence habituelle au moment de son décès » (article 21, paragraphe 1). À titre exceptionnel, si le défunt avait des « liens manifestement plus étroits » avec un autre État, la loi de ce dernier s’applique (article 21, paragraphe 2). La compétence est liée au même critère : les juridictions de l’État membre de résidence habituelle du défunt statuent sur l’ensemble de la succession (article 4). Le règlement s’applique aux successions des personnes qui décèdent le 17 août 2015 ou après cette date (article 83).
Peut-on choisir dans le testament la loi applicable ?
Oui, mais seulement la loi d’un État dont on possède la nationalité, et le choix doit résulter du testament.
Une personne « peut choisir comme loi régissant l’ensemble de sa succession la loi de l’État dont elle possède la nationalité au moment où elle fait ce choix ou au moment de son décès » ; celui qui a plusieurs nationalités peut choisir parmi elles (article 22, paragraphe 1). Le choix doit être formulé « de manière expresse » dans une disposition à cause de mort ou résulter des termes d’une telle disposition (article 22, paragraphe 2). Pour un choix fait avant le 17 août 2015, les règles transitoires de l’article 83, paragraphe 2, s’appliquent.
Qu’est-ce que le certificat successoral européen ?
C’est un document que les héritiers peuvent utiliser dans un autre État membre pour prouver leur qualité et exercer leurs droits, sans procédure supplémentaire.
- Qui l’utilise : héritiers, légataires ayant des droits directs sur la succession, exécuteurs testamentaires et administrateurs de la succession qui doivent faire valoir leur qualité dans un autre État membre (article 63, paragraphe 1).
- Où on le demande : dans l’État membre dont les juridictions sont compétentes pour la succession (article 64), à la demande de l’un des intéressés (article 65).
- Effets : il « produit ses effets dans tous les États membres, sans qu’il soit nécessaire de recourir à aucune procédure » (article 69, paragraphe 1) et constitue un titre valable pour l’inscription des biens successoraux dans les registres (article 69, paragraphe 5).
- Il n’est pas obligatoire et ne remplace pas les documents nationaux (article 62).
- Durée : les copies authentiques valent six mois, avec la date d’expiration indiquée sur la copie (article 70, paragraphe 3).
Selon le portail e-Justice de la Commission européenne, le règlement s’applique entre tous les États membres, à l’exception du Danemark et de l’Irlande.
La maison en Italie de celui qui vivait à l’étranger : que se passe-t-il ?
La maison en Italie suit, en règle générale, la même loi que celle qui régit toute la succession : celle de la résidence habituelle du défunt, sauf choix dans le testament.
Cas fréquent. Une ressortissante allemande, résidant depuis de nombreuses années en Allemagne, laisse un appartement à Naples. En règle générale sa succession, appartement compris, est régie par la loi allemande (article 21) et les juridictions allemandes sont compétentes (article 4). Les héritiers peuvent utiliser en Italie le certificat successoral européen, y compris pour l’inscription dans les registres (article 69, paragraphe 5). Restent à accomplir les formalités italiennes relatives à l’immeuble.
Si le défunt vivait hors de l’Union européenne, le cadre doit être examiné au cas par cas. La résidence habituelle ne coïncide pas nécessairement avec l’inscription à l’état civil et doit être reconstituée avec les documents.
Faut-il présenter la déclaration de succession en Italie ?
Les aspects fiscaux sont en dehors du règlement européen : les règles italiennes s’appliquent.
Le règlement « ne s’applique pas aux matières fiscales, douanières et administratives » (article 1, paragraphe 1). C’est pourquoi la déclaration de succession, les impôts et les mutations cadastrales en Italie suivent le régime italien, même lorsque la succession est régie par une loi étrangère. Les obligations déclaratives et les impôts, lorsque le défunt ne résidait pas en Italie, doivent être vérifiés sur le cas concret.
Pour approfondir les règles du règlement, la résidence habituelle et les impôts, voir notre guide sur l’héritage avec biens à l’étranger ou héritiers résidant à l’étranger : le règlement UE 650/2012 (guide en italien, non disponible en français).
Questions fréquentes
Faut-il venir en Italie pour la consultation ?
Non. La consultation peut se dérouler entièrement à distance : les documents s’envoient via un lien réservé et l’entretien se tient en visioconférence, par téléphone ou sur WhatsApp. Certains actes, comme les actes notariés, peuvent exiger des formalités particulières, à évaluer au cas par cas.
Quelle loi s’applique à la maison en Italie de celui qui vivait à l’étranger ?
Pour les personnes décédées depuis le 17 août 2015, s’applique en règle générale à toute la succession, maison en Italie comprise, la loi de l’État dans lequel le défunt avait sa résidence habituelle au moment du décès (article 21 du règlement UE 650/2012), sauf s’il a choisi dans son testament la loi de sa nationalité (article 22).
Peut-on choisir dans le testament la loi qui régit la succession ?
Oui. On peut choisir la loi de l’État dont on possède la nationalité au moment du choix ou du décès. Le choix doit être fait de manière expresse dans un testament ou résulter de ses termes (article 22 du règlement UE 650/2012).
Le certificat successoral européen est-il obligatoire ?
Non. Le règlement dit que « le recours au certificat n’est pas obligatoire » et qu’il ne remplace pas les documents internes utilisés à des fins analogues (article 62). Il sert à celui qui doit faire valoir dans un autre État membre sa qualité d’héritier, de légataire, d’exécuteur testamentaire ou d’administrateur de la succession.
Le règlement européen concerne-t-il aussi les droits de succession ?
Non. Le règlement « ne s’applique pas aux matières fiscales, douanières et administratives » (article 1, paragraphe 1). Les impôts et la déclaration de succession en Italie suivent les règles italiennes, à vérifier sur le cas concret.
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En bref
Dans les successions avec biens ou héritiers dans plusieurs pays, ce qui compte surtout est l’endroit où vivait habituellement le défunt et s’il a fait un testament en choisissant la loi de sa nationalité. Le certificat successoral européen aide à faire valoir la qualité d’héritier dans les autres États membres. Les impôts suivent les règles nationales. Chaque situation doit être appréciée sur les documents.
Vous avez une succession avec biens ou héritiers à l’étranger ?
Chaque situation doit être appréciée sur les documents du cas concret. Il n’est pas nécessaire de venir en Italie : la consultation se déroule aussi à distance, avec les documents envoyés via un lien réservé, par téléphone, sur WhatsApp ou en visioconférence. Le cabinet reçoit sur rendez-vous à Naples (Piazza Giovanni Bovio 22, 80133, siège principal ; Via Monte di Dio 14, 80132), à Rome (Via Giorgio Ribotta 21, 00144) et à Bari (Corso Giuseppe Mazzini 61, 70123).
Écrire sur WhatsApp
Appeler le +39 347 5264190
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Sources officielles
- Règlement (UE) n° 650/2012, texte au JO UE L 201 du 27.7.2012 (EUR-Lex, PDF)
- Règlement (UE) n° 650/2012, version consolidée (EUR-Lex)
- Portail e-Justice européen, certificat successoral européen (en italien)
Auteur : Me Renato Giuseppe Fiorentino, Barreau de Naples. Mis à jour le 18 octobre 2026.
Texte préparé avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, sous la responsabilité de Me Renato Giuseppe Fiorentino. Information générale, qui ne constitue pas un avis juridique.